Archives de la catégorie ‘Coup de Crayon’

by NéjibQui n’a jamais un jour espéré intégrer une communauté hippie ?

Cet ouvrage retrace une partie de la vie de David Bowie et la genèse de son personnage Ziggy Stardust.

L’essentiel du récit se déroule à Haddon Hall, demeure située dans la banlieue de Londres, que David et sa femme ont loué en vue d’y créer une communauté rock n roll. Parmi les principaux protagonistes on peut y croiser John Lennon, en pleine dépression suite à l’après Beatles, ou encore Syd Barret (Pink Floyd), complètement défoncé aux acides, que Bowie va récupérer à l’asile.

Nous sommes dans les années 60. Bowie mène déjà une carrière de musicien mais la notoriété n’est pas au rendez-vous. Pour impulser un nouveau souffle à sa carrière son producteur va alors lui suggérer l’idée de se créer un personnage et un univers propres qui déboucheront sur la création du mythe Ziggy Stardust.

L’intérêt de cet ouvrage réside dans le fait qu’on en apprend beaucoup sur la vie de Bowie le musicien mais aussi sur sa vie personnelle à travers des personnages comme sa femme ou son frère schizophrène.

Cette biographie est une vraie réussite. Le trait minimaliste de Néjib est très expressif et en parfaite adéquation avec la musique de Bowie, simple et sophistiquée.

Publicités

Epsylon Point est un artiste-peintre, graffeur incontournable de la scène du Street Art. Précurseur français du pochoir, Il sévit dès le début des années 80 dans les rues de Paris, aux côtés des premiers artisans du Street Art français, comme Miss.Tic et Blek le Rat.

Bien qu’issu de l’école des Beaux-Arts de Dijon, Epsylon Point ne reproduit pas dans son travail artistique l’académisme qui lui a été enseigné. Anarchiste dans l’âme et dans son art, il crée ses œuvres par un assemblage de pochoir et de texte sur des fonds saturés de couleurs éclatantes.

Passionné d’art et obsédé par la peinture, il tire son inspiration des premiers graffeurs new-yorkais bien sûr mais également de l’art abstrait, du futurisme ou encore des grandes figures de l’anarchisme comme Bakounine.

Véritable choc visuel, ses graffs drainent le regard dans tous les sens pour en découvrir le message à travers le mélange de couleurs, d’images et de slogans qui appellent à la contestation des représentations sociales établies par leurs traitements des sujets d’actualité ou par l’incorrection de leurs pochoirs érotiques.

A plus de 60 ans, il continue de secouer ses bombes de peinture et de déverser sa nécessité créatrice sur les murs des villes. Il contribue également à la formation de La Meute un groupe d’artiste avec qui il a travaillé ses vingt dernières années tels que Spliff Gâchette, Maest ou Pixal Parazit.

Ladamenrouge

Publié: janvier 19, 2012 dans Coup de Crayon, Quotidien engagé
Tags:,

Si vous vous balladez dans les rues de Saint-Etienne, vous pourrez sans doute observer les oeuvres de Ladamenrouge. Cet artiste local pratique le Street Art depuis peu. C’est la tombe de Harry Potter installée sur un rond point de la ville qui l’a fait connaître.

Issu de la sculpture ou encore de la photo, ce jeune quarantenaire s’est lancé dans le détournement de mobilier urbain pour arriver, un peu par hasard, au Street Art. Il tire son nom d’un travail qu’il avait effectué sur le thème du rouge en photographie.

Equipé d’une bombe de peinture, il dépose ses messages qui ne peuvent pas nous laisser indifférents sur nos modes de fonctionnement quotidiens : « J’aime  jouer avec l’art du quotidien. Même s’il faut réfléchir et travailler très rapidement, on peut interpeller les gens, toucher l’insconscient collectif. »

Salut l’artiste !

Dran est un street artist qui colorie les murs de la cité toulousaine avec ses personnages atypiques. Son dialogue permanent entre l’enfance et la gravité dénonce avec humour et cynisme les maux d’une société dépourvue d’une quelconque innocence. Ses graffs et ses dessins nous ont touchés par le militantisme artistique qu’ils dégagent. Loin de l’art abstrait qui ne fait réfléchir que les intellectuels à la bouche pleine, Dran peint d’un trait simple empli d’une maîtrise saisissante des images lisibles au premier coup d’oeil.

Son talent lui a valu l’amitié du célèbre Banksy qui lui a permis de dépasser les frontières de l’hexagone pour participer à sa traditionnelle exposition sauvage de Noël à Londres.

Bien qu’un des membres de Depeche Mode se soit procuré une de ses toiles, il reste humble et fait partie de ces artistes qui ne vivent que pour leur passion et que la gloire ne saurait nourrir : “Je n’ai jamais voulu provoquer pour provoquer, mais je veux parler de la société, avec mon petit regard”, Dran.

Avant que l’austérité ne saisisse notre porte monnaie, il est important de fêter notre dernier Noël (selon le calendrier Maya). Ainsi, nous vous suggérons quelques idées cadeaux pour offrir un joli découvert à votre banquier et de jolies offrandes à vos proches !

Offrez un abonnement à une presse de qualité :

– Pour ceux qui se sentent seuls quand ils chantent l’Internationale lors des dîners en famille : Fakir, le journal fâché avec tout le monde ou presque…

– Pour les intellos qui ont des bras de plus de 2,5 mètres : Le monde diplomatique.

– Pour ceux  qui veulent lire autre chose que des astuces anti-cellulite ou la recette du porc aux mandarines 0% de matières grasses : Causette, le magazine plus féminin du cerveau que du capiton…

– Pour ceux qui pensent que l’économie ne résume pas à leur plan épargne logement : Alternatives économiques.

– Pour les amoureux de la nature qui veulent tout savoir sur le lombric : La hulotte, le journal le plus lu dans les terriers.

Offrez des livres avec des images :

Banksy, Guerre et spray. « Ce livre, première traduction française de l’ouvrage anglais Banksy, Walls and Piece, rend compte de cette production artistique hors normes, mélange de subversion et d’ironie, qui interroge sur un mode décalé et percutant, notre réalité sociale et culturelle. »

Larcenet, Le combat ordinaire. « Lassé de couvrir les événements, Marco s’accorde une pause dans son métier de photographe. Trentenaire, il est en proie à de nombreuses angoisses.  Il se cherche dans la fumée des pétards, les promenades solitaires ou chez son psy. Mais le combat ordinaire c’est  aussi un chantier naval qui ferme et qui licencie à tours de bras, la guerre d’Algérie et la gangue de silence qui l’enveloppe, les difficultés sociales, la maladie d’Alzheimer, les relations père-fils, le deuil, ce que l’on appelle devenir adulte sans oublier l’amour et l’amitié. »

Depardon, La terre des paysans. « Cet ouvrage présente une rigoureuse sélection de clichés de Depardon sur le monde rural. De la ferme du Garet dans la vallée de la Saône, lieu de naissance de Depardon, aux hameaux isolés du Massif central et de la Franche-Comté en passant par le Chili, le célèbre fondateur de l’agence Gamma a fait du paysage agricole un de ses thèmes de prédilection. Une centaine d’images en couleurs ou en noir et blanc et parmi elles de nombreux portraits qui disent la misère, la solitude, la fatigue et les marques du temps. »

Offrez des documentaires :

Coline Sérreau, Solutions locales pour un désordre global. « Les films d’alertes et catastrophistes ont été tournés, ils ont eu leur utilité, mais maintenant il faut montrer qu’il existe des solutions, faire entendre les réflexions des paysans, des philosophes et économistes qui, tout en expliquant pourquoi notre modèle de société s’est embourbé dans la crise écologique, financière et politique que nous connaissons, inventent et expérimentent des alternatives.  »

Charles Ferguson, Inside job. « Retraçant la dérèglementation du système financier et ses aberrations à travers la cupidité et la corruption des dirigeants politiques, il met en lumière les dysfonctionnements prévisibles et prévus qui ont plongé le monde dans une crise bien loin de se résorber. »

–  Jennifer Abbott et Mark Achbar, The corporation. Ce documentaire tente la comparaison en l’entreprise en tant que personne morale et le psychopathe. Cette analogie surprenante nous montre à quel point la quête de l’enrichissement et du pouvoir mène sur les chemins de la déraison.

Et sinon, n’offrez rien, juste une magnifique réplique telle que « Noël n’est qu’une fête qui consacre la consommation, symbole de ce monde de merde qui va s’autodétruire » avec pour mise en scène un jeté de sapin dans la cheminée !

Encore un street artist qui nous séduit par son engagement. JR se définit comme « artiviste urbain » qui offre son art, ses photos plus précisément, à la rue pour des expos à ciel ouvert.

Ses projets artistiques et participatifs parcourent avec lui les villes du monde et portent l’attention sur les visages des oubliés, des refoulés que l’on cache dans les cités des banlieues parisiennes ou des favelas brésiliennes, mais également sur les photos des grands photographes tels que Robert Capa ou Gilles Caron.

Souhaitant « amener l’art dans des endroits improbables, créer avec les communautés des projets tellement grands qu’ils forcent le questionnement. Tenter dans les zones de tensions comme le Moyen Orient ou le Brésil qui sont fortement médiatisées, de créer des images qui offrent d’autres points de vue que celles, réductrices, des médias globalisés », il fait de son art une source de réflexion libre d’accès, « un révélateur d’humanité » !

Les bombes de Banksy

Publié: octobre 18, 2011 dans Coup de Crayon
Tags:,

Artiste génial et totalement subversif, ce graffeur sans visage bombarde les murs de ses oeuvres anti-guerre et révolutionnaires. Nous, qui restions dans l’expectative face à l’art contemporain, avons trouvé un homme se servant de l’art comme d’une arme pour éveiller les consciences.

Allant jusqu’à graffer la barrière de séparation israélienne, les pochoirs de Banksy n’ont pas de frontière pour transmettre leur message de paix à travers le monde et nos yeux emplis de revendications humanistes !