Archives de la catégorie ‘Erotisme’

Epsylon Point est un artiste-peintre, graffeur incontournable de la scène du Street Art. Précurseur français du pochoir, Il sévit dès le début des années 80 dans les rues de Paris, aux côtés des premiers artisans du Street Art français, comme Miss.Tic et Blek le Rat.

Bien qu’issu de l’école des Beaux-Arts de Dijon, Epsylon Point ne reproduit pas dans son travail artistique l’académisme qui lui a été enseigné. Anarchiste dans l’âme et dans son art, il crée ses œuvres par un assemblage de pochoir et de texte sur des fonds saturés de couleurs éclatantes.

Passionné d’art et obsédé par la peinture, il tire son inspiration des premiers graffeurs new-yorkais bien sûr mais également de l’art abstrait, du futurisme ou encore des grandes figures de l’anarchisme comme Bakounine.

Véritable choc visuel, ses graffs drainent le regard dans tous les sens pour en découvrir le message à travers le mélange de couleurs, d’images et de slogans qui appellent à la contestation des représentations sociales établies par leurs traitements des sujets d’actualité ou par l’incorrection de leurs pochoirs érotiques.

A plus de 60 ans, il continue de secouer ses bombes de peinture et de déverser sa nécessité créatrice sur les murs des villes. Il contribue également à la formation de La Meute un groupe d’artiste avec qui il a travaillé ses vingt dernières années tels que Spliff Gâchette, Maest ou Pixal Parazit.

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Avez-vous déjà entendu parler des « Suicide Girls » ?

Qualifiées de pin-up de l’underground ou de Playmates alternatives, les S.G. sont un véritable phénomène de société aux Etats-Unis.

Crées en 2001 à Portland ce projet émane d’une photographe qui a le désir de créer une communauté féminine et féministe partageant un même idéal de vie reposant sur une vision positive et différente du corps de la femme et de sa sexualité et assumant son indépendance à travers le do it yourself de la culture underground.

Ce projet va marquer l’émergence d’un érotisme au féminin. Il s’agit d’une vision érotique développée par des femmes pour des femmes. Les photos publiées sont suggestives et non pornographiques. Les modèles choisissent de montrer ce qu’ils veulent. Les modifications corporelles (tatoos, piercings) sont un élément important chez les Suicide Girls et un moyen d’assumer leur non conformisme, leur goût de la provocation dont la nudité est un aspect incontournable. Les photos ne sont pas retouchées, elles sont publiées à l’état brut, les femmes montrées sont « réelles »,  le but étant de prendre le contre-pied de la vision de la femme véhiculée par les médias.

Lorsque vous postulez pour devenir une S.G, vous devez l’assumer totalement.

Si votre candidature est retenue, vous avez droit de regard sur les photos publiées mais pas droit de propriété : « si tu deviens une S.G., tu dois l’ assumer toute ta vie! »

Chaque semaine, le site reçoit plus de 300 candidatures. Aujourd’hui, les S.G sont environ 2000 à travers le monde dont la majorité est américaine. 500 000 adhérents ont été recensés et 24 millions de pages sont vues chaque semaine.

Le phénomène suicide girls se propage partout. Plusieurs d’entre elles ont fait des apparitions dans des séries telles que l’excellente Californication ou la pseudo policière Les Experts Manatthan. (pas très underground pour le coup…)

Des célébrités comme l’ancien Nirvana Dave Grohl ou la sulfureuse Courtney Love ont aussi fait appel à leurs services pour apparaître dans leurs clips.

La démarche S.G. reste avant tout militante. L’esthétique non conformiste qu’elles revendiquent leur permet de proposer une vision de la femme libre, assumée et affirmée.