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by NéjibQui n’a jamais un jour espéré intégrer une communauté hippie ?

Cet ouvrage retrace une partie de la vie de David Bowie et la genèse de son personnage Ziggy Stardust.

L’essentiel du récit se déroule à Haddon Hall, demeure située dans la banlieue de Londres, que David et sa femme ont loué en vue d’y créer une communauté rock n roll. Parmi les principaux protagonistes on peut y croiser John Lennon, en pleine dépression suite à l’après Beatles, ou encore Syd Barret (Pink Floyd), complètement défoncé aux acides, que Bowie va récupérer à l’asile.

Nous sommes dans les années 60. Bowie mène déjà une carrière de musicien mais la notoriété n’est pas au rendez-vous. Pour impulser un nouveau souffle à sa carrière son producteur va alors lui suggérer l’idée de se créer un personnage et un univers propres qui déboucheront sur la création du mythe Ziggy Stardust.

L’intérêt de cet ouvrage réside dans le fait qu’on en apprend beaucoup sur la vie de Bowie le musicien mais aussi sur sa vie personnelle à travers des personnages comme sa femme ou son frère schizophrène.

Cette biographie est une vraie réussite. Le trait minimaliste de Néjib est très expressif et en parfaite adéquation avec la musique de Bowie, simple et sophistiquée.

Paroles et traduction de American Jesus  : BAD RELIGION !!!!


American Jesus (Jésus Amércain)

I don’t need to be a global citizen
Je n’ai pas besoin d’être un citoyen du monde
Cause I’m blessed by nationality
Parce que je suis béni par ma nationalité
I’m a member of a growing populace
Je suis membre d’une population grandissante
We enforce our popularity
Nous imposons notre popularité
There are things that seem to pull us under and
Il y a des choses qui semblent nous tirer vers le bas et
There are things that drag us down
Il y a des choses qui nous traînent le moral à terre
But there’s a power and a vital presence
Mais il y a une puissance et une présence vitale
It’s lurking all around
Elle se cache tout autour

We’ve got the American Jesus

Nous avons le Jésus Américain
See him on the interstate
Nous le voyons sur l’autoroute
We’ve got the American Jesus
Nous avons le Jésus Américain
He helped build the President’s estate
Il a aidé a construire la propriété du Président

I feel sorry for the Earth’s population
Je suis désolé pour la population de la terre
Cause so few live in the U. S. A.
Parce que si peu vivent aux É-U
At least the foreigners can copy our morality
Au moins les étrangers peuvent copier notre moralité
They can visit but they cannot stay
Ils peuvent visiter mais ne peuvent pas rester
Only precious few can garner our prosperity
Seuls quelques précieux peuvent partager notre prospérité
It makes us walk with renewed confidence
Cela nous fait marcher avec une confiance renouvelée
We got a place to go when we die
Nous avons une place où aller quand nous mourrons
And the architect resides right here
Et l’architecte réside juste ici

We’ve got the American Jesus
Nous avons le Jésus Américain
Bolstering national faith
Soutenant notre foi nationale
We’ve got the American Jesus
Nous avons le Jésus Américain
Overwhelming millions every day
En accablant des millions chaque jours

He’s the farmer’s barren fields
C’est le fermier des champs arides
The force the army wields
La force que l’armée excerce
Expressions on the faces of the starving millions
Expressions sur le visage des millions qui meurent de faim
The power of the man
La force de l’homme
He’s the fuel that drives the clan
C’est le fuel qui conduit le clan
He’s the motive and the conscience of the murderer
C’est le mobile et la conscience du meurtrier
He’s the preacher on T. V.
Il est celui qui prêche à la télé
The false sincerity
La fausse sincérité
The form letter that’s written by the big computers
La lettre formelle écrite par les gros ordinateurs
The nuclear bombs
Les bombes nucléaires
The kids with no moms
Les enfants sans mères
And I’m fearful that he’s inside me… yeah
Et je crains qu’il soit à l’intérieur de moi… ouais

We’ve got the American Jesus
Nous avons le Jésus Américain
See him on the interstate
Nous le voyons sur l’autoroute
We’ve got the American Jesus
Nous avons le Jésus Américain
Exercising his authority
Exerçant son autorité
We’ve got the American Jesus
Nous avons le Jésus Américain
Bolstering national faith
Soutenant notre foi nationale
We’ve got the American Jesus
Nous avons le Jésus Américain
Overwhelming millions every day, yeah
En accâblant des millions chaque jours, ouais

One nation, under God…
Une nation, sous Dieu…


Un petit post pour vous présenter la dernière affiche de tournée de Thurston MOORE , guitariste du mythique groupe de rock alternatif new-yorkais SONIC YOUTH. Il s’agit d’un COUP DE COEUR visuel qui nous permet d’évoquer ce groupe et ce compositeur que nous aimons tant.

En lien vous trouverez également une vidéo de l’artiste postée sur la blogothèque et ses nombreux «concerts à emporter ».

Si vous ne connaissez pas ce site profitez-en pour aller y jeter un œil et vous ballader parmi les quelques  centaines de « live » acoustiques. Vous tomberez à coup sûr sur quelques pépites…

A ce jour une seule date est prévue en France, le 22 mars 2012 à Montreuil. Elle ne figure pas sur l’affiche et pourtant …

Si vous n’habitez pas trop loin de là et que vous avez la chance de lire ce « blog aux sources exclusives » n’hésitez pas à aller l’écouter vous en reviendrez abasourdi…

John FRUSCIANTE, guitar-héroïne !

Publié: février 25, 2012 dans Larsen
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    • Son nom ne vous est peut-être pas familier mais il est pourtant considéré comme l’un des meilleurs guitaristes de sa génération… Auteur, compositeur et guitariste américain, J.F. fut pendant de nombreuses années musicien de l’ex groupe culte « RED HOT CHILI PEPPERS ».
    • Sa carrière au sein de ce groupe débute très tôt puisqu’il l’intègre à l’âge de 18 ans suite au décès de l’un de ses membres, Hillel Slovak pour overdose d’héroïne. Nous sommes en 1988.
    • Fan de la 1ère heure, Frusciante vit cette intégration comme un véritable conte de fées. Le groupe est alors en pleine ascension et la sortie de l’album Blood Sugar Sex Magiken 1991, avec Frusciante aux manettes, les propulse brutalement au rang de poids lourd du rock mondial.
    • Le succès est planétaire et le disque se vend à quelques 12 millions d’exemplaires. Les concerts s’enchaînent à un rythme effréné dans des salles et des stades toujours plus grands et les tournées deviennent très éprouvantes. Les sollicitations médiatiques se font de plus en plus nombreuses et J.F a du mal à assumer son nouveau statut de rock star.
    • Ce dernier vit très mal cette mise en lumière et, contre toute attente, il décide de prendre du recul et de quitter le groupe lors d’une tournée au Japon en 1992. Cette décision marquera un virage décisif dans sa vie et dans sa carrière artistique….
  • Il va alors se renfermer sur lui-même et louer une maison sur les hauteurs d’Hollywood, dans le but d’y entamer une auto-destruction créatrice et programmée. Il va sombrer progressivement dans la dépression et la toxicomanie. Cette descente aux enfers va durer entre 5 et 6 ans.
  • De son aveu, ce changement radical de vie était mûrement réfléchi : « « Quand j’ai décidé de devenir un junky, c’était une décision réfléchie. J’étais malheureux, sauf quand je prenais de la drogue. Donc, je devais prendre de la drogue tout le temps. Je ne me suis jamais senti coupable. J’étais toujours très fier d’être un junky ». 
  • En 1993, Johnny Depp décide de se rendre à son domicile pour y réaliser un documentaire : Stuff. Les images sont d’une violence extrême et le spectateur se rend compte de l’atmosphère sordide dans laquelle vit le guitariste et de son état de santé mental et physique. Frusciante est alors entre la vie et la mort. Cette période destructrice marquera pourtant la sortie de son premier album solo Niandra Lades and Usually Just a T-Shirt en 1994, véritable échec commercial avec seulement 45 000 copies vendues.
  •   Les mois qui suivent ne l’épargneront pas puisqu’il échappera successivement à l’incendie de sa villa puis à une overdose.Nous sommes alors en 1996…
  • Ces deux épisodes auraient pu le convaincre de limiter ses excès et, pourtant, il  poursuit son auto-destruction. La parution de son deuxième album solo Smile from the Streets You Hold aura pour objectif principal de renflouer son compte en banque afin de pouvoir se réapprovisionner en drogues….C’est en 1997 qu’il décide d’en finir avec ses excès et de suivre une cure de désintoxication. Les raisons qui l’ont poussé à se libérer de ses démons ne sont pas clairement établies. Frusciante sort peu à peu de sa dépendance mais son degré d’imprégnation est tel que sa santé mentale est altérée. Sa guérison est définitive courant 1998.La sortie de cette expérience narcotique va le conduire à opter pour un mode de vie radicalement différent fondé sur l’ascétisme, l’abstinence sexuelle et le yoga. Cette rédemption le conduira à réintégrer les « Red Hot » suite au limogeage de Dave Navarro, guitariste sur l’album « One hot Minute ».Il s’ensuit une période créative intense et, sous son impulsion l’album, « Californication » voit le jour en 1999. Sa sortie est un succès et le travail réalisé sur ce disque lui redonne son aura internationale. De son aveu, ce sont les meilleurs morceaux qu’il n’ait jamais composés.

    En parallèle de son travail au sein du groupe, il continue d’écrire ses propres morceaux en vue de sortir un nouvel album solo. Son projet se concrétisere en 2001 avec la sortie de  To Record Only Water for Ten Days , album introspectif et mystique dans lequel il clame son retour à une vie saine, spirituelle et équilibrée.

    Un nouvel opus des Red Hot ‘ »By the way »  voit le jour en 2002 et, comme sur le précédent, son travail y est colossal.

    Pourtant l’épanouissement artistique ne semble pas total puisqu’en parallèle des « Red Hot », il décide de monter un autre projet, «Ataxia», dans lequel il est accompagné de Joe Lally (Fugazi) et Josh Klinghoffer. Deux albums absolument sublimes voient le jour «  Automatic Writing » et « AW II ». La musique est totalement planante, l’atmosphère puissante, sincère et la voix de John y est déchirante.

    Lancé dans un délire créatif sans limites Frusciante annonce en juin 2004 qu’il veut enregistrer 6 albums et 6 mois. Le pari  est tenu puisque l’année 2004 va voir successivement la sortie de The will to death (juin), Automatic Writing ( août), The DC EP (septembre), Inside of emptiness (octobre), A Sphere in the hurt of Silence (novembre) et Curtains (décembre).

    L’année 2005 marque sa dernière collaboration avec les Peppers. Il participe à l’écriture et à la composition de Stadium Arcadium mais les divergences artistiques sont déjà trop importantes. C’est en 2009 qu’il annonce logiquement la fin de son travail avec le groupe et c’est son ami Josh Klinghoffer qui assure sa succession.

    John Frusciante mène aujourd’hui une carrière solo. Son dernier album, Sepulcros de Miel, est sorti en 2010 et il collabore activement à la composition des albums du groupe The Mars Volta.

La playlist de la semaine !

Publié: janvier 2, 2012 dans Larsen
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Le rock and banjo des The Dead Brothers :

Faire du rap accompagné d’un accordéon : Ghostown

L’émotion cubaine avec Silvio Rodriguez :

Le hip-hop britannique de The Streets :

Un petit peu de Nostalgie qui est malheureusement toujours d’actualité.

Ecoutez bien les paroles ! Un constat accablant : 20 ans après la situation n’a pas vraiment changé.

Les paroles ne sont peut être pas très recherchées mais qu’importe : la puissance du message et l’énergie déployée font le reste.

Aujourd’hui Loran (guitariste des bérus) poursuit ses activités au sein du groupe breton : les ramoneurs de menhirs dont le style est assez chelou. Le concept : du punkrock celtique, savant mélange de Tri Yann et de guitares saturées. Vous pourrez en juger par vous même en visionnant la vidéo ci dessous.

Avant que l’austérité ne saisisse notre porte monnaie, il est important de fêter notre dernier Noël (selon le calendrier Maya). Ainsi, nous vous suggérons quelques idées cadeaux pour offrir un joli découvert à votre banquier et de jolies offrandes à vos proches !

Offrez un abonnement à une presse de qualité :

– Pour ceux qui se sentent seuls quand ils chantent l’Internationale lors des dîners en famille : Fakir, le journal fâché avec tout le monde ou presque…

– Pour les intellos qui ont des bras de plus de 2,5 mètres : Le monde diplomatique.

– Pour ceux  qui veulent lire autre chose que des astuces anti-cellulite ou la recette du porc aux mandarines 0% de matières grasses : Causette, le magazine plus féminin du cerveau que du capiton…

– Pour ceux qui pensent que l’économie ne résume pas à leur plan épargne logement : Alternatives économiques.

– Pour les amoureux de la nature qui veulent tout savoir sur le lombric : La hulotte, le journal le plus lu dans les terriers.

Offrez des livres avec des images :

Banksy, Guerre et spray. « Ce livre, première traduction française de l’ouvrage anglais Banksy, Walls and Piece, rend compte de cette production artistique hors normes, mélange de subversion et d’ironie, qui interroge sur un mode décalé et percutant, notre réalité sociale et culturelle. »

Larcenet, Le combat ordinaire. « Lassé de couvrir les événements, Marco s’accorde une pause dans son métier de photographe. Trentenaire, il est en proie à de nombreuses angoisses.  Il se cherche dans la fumée des pétards, les promenades solitaires ou chez son psy. Mais le combat ordinaire c’est  aussi un chantier naval qui ferme et qui licencie à tours de bras, la guerre d’Algérie et la gangue de silence qui l’enveloppe, les difficultés sociales, la maladie d’Alzheimer, les relations père-fils, le deuil, ce que l’on appelle devenir adulte sans oublier l’amour et l’amitié. »

Depardon, La terre des paysans. « Cet ouvrage présente une rigoureuse sélection de clichés de Depardon sur le monde rural. De la ferme du Garet dans la vallée de la Saône, lieu de naissance de Depardon, aux hameaux isolés du Massif central et de la Franche-Comté en passant par le Chili, le célèbre fondateur de l’agence Gamma a fait du paysage agricole un de ses thèmes de prédilection. Une centaine d’images en couleurs ou en noir et blanc et parmi elles de nombreux portraits qui disent la misère, la solitude, la fatigue et les marques du temps. »

Offrez des documentaires :

Coline Sérreau, Solutions locales pour un désordre global. « Les films d’alertes et catastrophistes ont été tournés, ils ont eu leur utilité, mais maintenant il faut montrer qu’il existe des solutions, faire entendre les réflexions des paysans, des philosophes et économistes qui, tout en expliquant pourquoi notre modèle de société s’est embourbé dans la crise écologique, financière et politique que nous connaissons, inventent et expérimentent des alternatives.  »

Charles Ferguson, Inside job. « Retraçant la dérèglementation du système financier et ses aberrations à travers la cupidité et la corruption des dirigeants politiques, il met en lumière les dysfonctionnements prévisibles et prévus qui ont plongé le monde dans une crise bien loin de se résorber. »

–  Jennifer Abbott et Mark Achbar, The corporation. Ce documentaire tente la comparaison en l’entreprise en tant que personne morale et le psychopathe. Cette analogie surprenante nous montre à quel point la quête de l’enrichissement et du pouvoir mène sur les chemins de la déraison.

Et sinon, n’offrez rien, juste une magnifique réplique telle que « Noël n’est qu’une fête qui consacre la consommation, symbole de ce monde de merde qui va s’autodétruire » avec pour mise en scène un jeté de sapin dans la cheminée !