Archives de la catégorie ‘Politics’

Eloge de la paresse

Publié: février 25, 2012 dans Politics, Quotidien engagé
Tags:

Bon, pour rassurer tous ceux qui perdent leur travail en ces temps de crise, nous avons décidé de faire un éloge de la paresse. N’en déplaise aux partisans de l’effort, l’emploi se raréfiant, autant le laisser à ceux qui ne conçoivent la vie qu’autour de la valeur travail. Par contre, il nous paraît important de lutter pour rassurer le chômeur, le cancre, le fonctionnaire ou encore le rentier et l’actionnaire, car un homme qui culpabilise de son oisiveté risque de devenir un homme dépressif, malade, creusant le trou de notre chère et tendre sécurité sociale à grands coups d’anxiolytiques et de psychothérapie.

Certes, la paresse fait partie des sept péchés capitaux mais comme il s’agit du dernier, nous considérerons qu’il fallait bien que les catholiques en trouvent un septième pour obtenir le nombre parfait, symbole de l’abondance divine, et surtout éviter le nombre six, marque déjà déposée par le Diable.

Allégeant ainsi la lourde connotation négative portée par la paresse due à l’héritage culturel judéo-chrétien, celle-ci n’en reste pas moins opposée à l’effort et notamment à la valeur travail, si chère tant à l’ouvrier qu’au patron.

Bon, pour le patron, nous comprenons assez aisément l’intérêt de la valeur travail, car si, dans votre entreprise, vos employés passent leur temps à faire la sieste et que vous êtes obligés de faire le boulot à leur place, ça ne sert à rien d’être patron et vous pouvez dire adieu à vos rêves de Rolex pour vos quarante ans. Cependant, le fait que l’on trouve ce même attachement à  la valeur travail chez les ouvriers nous laisse un peu plus perplexe.

Alors, il est vrai que certaines personnes comme Marx ou encore Hegel portent le travail en haute estime. Pour faire vite, mais alors très vite, l’homme, en transformant la nature et les choses, se construit et se réalise lui-même.  Bon ok, c’est pas mal. La dialectique du maître et de l’esclave chez Hegel est également très intéressante, notamment quand elle montre que, même si le maître jouit des fruits du travail de l’esclave, ce dernier acquiert progressivement son autonomie et sa libération en extériorisant sa conscience et ses projets dans le monde et qu’il asservira ainsi son maître… Force est de constater qu’Hegel n’était pas Nostradamus ! (quoique, si vous maîtrisez votre zone d’incertitude…)

Mais Marx était peut-être un peu plus visionnaire en évoquant la division du travail dans nos sociétés modernes qui conduit à l’aliénation de celui-ci à cause des dynamiques productivistes. Ainsi, l’artisan qui produisait en totalité un objet, faisant sa création propre et s’y reconnaissant est devenu aujourd’hui un travailleur, confronté à un produit qui lui est étranger. Il ne construit plus qu’une partie de celui-ci et, parfois, n’en voit même pas le tout.

Par ailleurs, Marx insiste également sur l’exploitation de l’énergie physique et nerveuse de l’ouvrier, sur le fait que sa force de travail est achetée au rabais. Selon lui, c’est ainsi que le patron réalise une plus-value sur le produit.

En fait, faire l’éloge de la paresse consiste à réfléchir à la place de travail et à la valeur que celui-ci représente.

Pour Jeremy Rifkin, dont le livre La Fin du travail suscita un large débat, le travail est amené à décliner inexorablement. Du fait de l’automatisation et de l’informatisation, une large part des emplois dans tous les secteurs d’activité est vouée à disparaître et à rendre inutile une bonne partie de la population active.

Ainsi, il est temps de se réjouir du remplacement de l’homme par la machine et de réfléchir, comme le proposait Hannah Arendt, à ce que l’homme peut faire de la disparition de la nécessité d’utiliser sa force de travail. Nous avons déjà des pistes : commençons par apprendre à paresser !

Alors, certes, si nous prenons la définition fournie par TLFi (voir ici), la paresse est « une propension à ne rien faire, une répugnance au travail, à l’effort physique ou intellectuel ». Difficile, donc, de prôner une telle inaction. Mais faire l’éloge de la paresse, c’est proposer une rupture avec la dictature de l’effort et de l’action permanente qui happe l’individu dans un mode de fonctionnement qui laisse peu de place à la réflexion et la prise de recul.

En effet, paresser, c’est initier une certaine lenteur dans la réalisation de ses actions. Prendre le temps de s’abandonner à la flânerie et la rêverie, qui sont de grandes sources d’inspiration, permet de créer, d’imaginer ou encore de trouver des solutions. Une étude produite par Mednick, Cai et d’autres chercheurs américains a montré que les individus à qui l’on a soumis des problèmes liés à la créativité ont une amélioration de 40% dans la résolution de ceux-ci s’ils ont bénéficié d’une sieste, contrairement à ceux qui sont restés éveillés.

Réhabiliter le droit à la paresse est une contestation à l’encontre de nos mode de vie modernes qui engendrent un stress quotidien particulièrement nocif à nos sociétés. En effet, selon l’American Institute of Stress, ce problème est à l’origine de 75 à 90% des nouvelles consultations médicales et de 60 à 80% des accidents de travail. Les coûts du stress seraient plus élevés que ceux de toutes les grèves mises ensemble. Ces coûts se manifestent sous forme d’absentéisme, de perte de productivité, de rotation de personnel, d’accidents, de frais médicaux et légaux directs ainsi que d’assurances et de compensations.

En définitive paresser, c’est lutter, s’insurger contre le dictat de l’hyperproductivisme, de la compétition effrénée. C’est oeuvrer pour la libération de l’esclavage moderne qu’est le travail. Mais c’est aussi résorber le trou de la sécu, augmenter sa productivité et trouver des solutions aux problèmes du monde moderne. Et tout ça… en faisant une sieste. Alors, peuples du monde entier, paressons !

Publicités

Le collectif français les Déboulonneurs fait partie de ce que l’on pourrait appeler les artivistes. Même si leur démarche n’est pas totalement artistique, le lieu de leur expression militante n’en demeure pas moins l’espace public, la rue. Ils dénoncent ce qu’ils appellent « la pollution mentale » à grand coup de slogans tagués sur les panneaux publicitaires. Leurs actions ne sont pas contre la pub mais contre le matraquage publicitaire et ils s’interrogent sur la place de celle-ci dans l’espace public. Leur lutte centrale est  » la liberté de réception. Corollaire de la liberté d’expression, chacun doit être libre de recevoir ou non les messages diffusés dans l’espace public ». Leur revendication peut certes paraître dérisoire face aux injustices de notre monde moderne, cependant, l’omniprésence de la publicité et les ressorts qu’elle utilise peuvent sembler entraver le libre arbitre.

Loin de nous l’intention de faire un procès à la publicité car il est nécessaire que, dans une logique commerciale, un produit se fasse connaître pour être vendu mais cela justifie-t-il l’envahissement de notre espace commun et pourquoi ne possède-t-elle pas les mêmes contraintes que les campagnes politiques avec un espace imparti limité et localisé par respect de la neutralité et de l’égalité.

Comme le précise Wiki, la publicité n’a qu’un seul objectif, celui « de fixer l’attention d’une cible visée (consommateur, utilisateur, usager, électeur, etc.) pour l’inciter à adopter un comportement souhaité ». Comment s’y prend-t-elle pour parvenir à ses fins ? Ses stratégies laissent -elles une réelle liberté de penser à l’individu pour qu’il puisse faire son choix en son âme et conscience ?

On sait bien que les annonceurs utilisent les connaissances développées par la sociologie ou la psychologie pour accroître l’efficacité de leur message en veillant à ce que le consommateur le reçoive bien. Ainsi, en utilisant notre système de représentation et nos sensations, ils tentent de pénétrer notre psychisme pour y graver leur marque et influencer nos choix de consommation. Jusque là, c’est le jeu d’un monde consumériste, à chacun ses armes pour y faire sa place. Pour résister et rester libre de nos choix,  nous disposons de l’éducation et du développement de l’esprit critique. Malheureusement, l’industrie publicitaire est sacrément armée : nous ne recevons pas moins de 3 000 messages publicitaires par jour. Le matraquage affaiblit grandement notre capacité de résistance. Et c’est en cela que les Déboulonneurs ont une position intéressante quand ils souhaitent une réduction de l’espace publicitaire et notamment la diminution de la taille des panneaux d’affichage. Si nous ne sommes pas obligés de subir la publicité télévisuelle ou radiophonique car nous pouvons baisser le volume ou éteindre l’appareil, nous ne pouvons pas toutefois, sans danger pour soi-même et les autres, conduire, marcher… en fermant les yeux pour éviter la vue des panneaux publicitaires !

Cependant, les publicitaires n’en restent pas là et poussent leur démarche encore plus loin. Ne se contentant pas de nous assaillir de stéréotypes, de jouer sur nos pulsions ou encore de créer des besoins, ils tentent de contourner notre conscience par l’utilisation des neurosciences. Armés de l’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf), de l’électro-encéphalographie (EEG) et de la magnétoencéphalographie (MEG), ils sondent les réactions neurologiques de notre cerveau pour dicter des comportements aux consommateurs, notamment en termes de mémorisation de la marque. Une expérience bien connue illustre ceci : un groupe de personnes, les yeux bandés, ont goûté du Coca-Cola et du Pepsi. Elles estiment que produit le plus goûteux est le Pepsi. Le même groupe de personnes, qui a, cette fois, connaissance de la marque bue, préfère le Coca-Cola.

Ainsi, la naissance du neuromarketing et du shockvertising (concept qui consiste à créer un choc émotionnel violent chez le consommateur pour augmenter sa capacité à mémoriser la marque) interroge grandement la capacité de l’individu à conserver son libre arbitre, à plus forte raison quand il s’agit d’un enfant. Il apparaît donc urgent de militer pour la règlementation de l’espace publicitaire et même si cela ne semble pas prioritaire, il ne faut pas se tromper car l’influence de la publicité est importante par sa valeur normative ou les stéréotypes qu’elle véhicule (l’image de la femme par exemple) et la mécanisation des comportements du consommateur. Elle joue un rôle primordial dans la construction d’un monde consumériste et les représentations que l’on s’en fait.

Nous ne pouvons donc que saluer et soutenir les mouvements anti-pub tels que les Déboulonneurs ou la R.A.P. et continuer de boycotter la publicité en nous inscrivant sur liste rouge ou liste Pacitel, en prenant le temps de mettre « Pas de publicité SVP » sur nos boîtes aux lettres et surtout en éteignant nos téléviseurs, nous rappelant les célèbres mots du PDG de TF1 : « Ce que nous vendons à Coca-Cola, c’est du temps de cerveau humain disponible » !

Quelle surprise de voir le pouvoir politique en place dans notre pays ressortir la mise en place d’une taxe sur les transactions financières à quelques mois des élections présidentielles ! Nous n’allons pas nous en plaindre ni revenir sur les effets d’annonce de l’Elysée, mais il nous semble intéressant de revenir sur une telle taxe et surtout quelle politique elle peut bien servir.

L’idée d’une taxe sur les transactions financières, communément appelée taxe Tobin, n’est pas nouvelle. Portant le nom de son inventeur, le prix Nobel d’économie James Tobin, elle apparaît comme un outil fantastique pour récupérer des richesses et lui a valu d’être reprise par de nombreux acteurs de la scène politique et économique, notamment ATTAC. Mais ne nous y trompons pas, une telle taxe, comme le précise ATTAC, n’a qu’une fonction économique : « Il faut être clair là-dessus: le motif central pour l’instauration d’une TTC (Taxation des Transactions de Change, c’est-à-dire ce dont fait partie la Taxe Tobin) est d’ordre économique – il sera une des composantes nécessaires dans des reformes pour sauver l’économie mondiale de ses aberrations néo-libérales actuelles, de rétablir un meilleur fonctionnement des marchés financiers et de ces articulations avec les divers autres marchés nationaux ».

Ainsi, le caractère messianique de la célèbre taxe Tobin ne doit pas nous aveugler sur ce qu’elle sert (c’est-à-dire le maintien de notre système économique) et sur les multiples difficultés liées à sa mise en œuvre. La complexité et l’armada considérable des acteurs de la finance permettraient de rapidement contourner une telle taxe et, élément fondamental, ce type de taxe ne peut s’envisager qu’au niveau mondial, sinon elle ne provoquerait que le déplacement des places financières et affaiblirait fortement les économies qui ont choisi de l’appliquer. Par ailleurs, elle supposerait la levée du secret bancaire car il faudrait identifier les acteurs de ces transactions pour les taxer, chose particulièrement inenvisageable.

En définitive, il s’agit bien là d’un effet d’annonce de la part du Président pour regagner la confiance des électeurs après un bilan totalement catastrophique en utilisant la méconnaissance du peuple sur cette taxe et en prétendant réguler les marchés financiers. Un point est tout de même important à préciser, c’est que cette taxe existe déjà dans le code des impôts. Elle a été mise en place sous le gouvernement Jospin mais demeure inapplicable car en attente d’un accord européen.

La vidéosurveillance, qui est devenue aujourd’hui la vidéoprotection, est particulièrement en vogue dans nos contrées. L’installation croissante de caméras, censées nous rassurer, est l’apanage de toutes les municipalités, qu’elles soient de droite ou de gauche. Effectivement, comme le révèle Owni, parmi les soixante plus grosses villes de France,  la plupart est équipée en vidéosurveillance. Ceci dit, c’est une intention louable de vouloir protéger sa population contre la criminalité surtout que pour une fois on nous parle de la prévention de celle-ci ! Nous disons : génial et merci !

Seulement, qui est assez dupe pour croire qu’il s’agit d’une solution efficace ? Et qui peut encore soutenir une telle politique à ce prix-là ? Mais au-delà de ces questions concrètes, quelle idéologie sert-elle ?

Sur la question de l’efficacité, croire en la vidéosurveillance est bien naïf. En effet, cette théorie part du postulat que le criminel est bête. Et pour cause, vous vous doutez bien que la personne qui a l’intention de commettre un délit va le faire pile poil devant la caméra, dans des conditions optimales de visibilité, qu’il va la regarder droit dans les yeux et attendre l’arrivée des forces de l’ordre ! Ensuite, vous imaginez bien que les personnes qui surveillent les caméras maintiennent une attention constante et minutieuse sur les images diffusées par chacune d’entre elles (lire l’étude faite par Institut de l’Aménagement de l’Urbanisme ici). Enfin, vous pensez bien que, dès que le délit est constaté, les forces de l’ordre vont se téléporter dans la seconde sur les lieux ! Bref, pour résoudre la question de l’efficacité, il suffit de regarder le pays le mieux équipé : l’Angleterre (seuls 3% des vols dans la rue à Londres ont été élucidés grâce aux caméras).

Parlons maintenant du coût d’une telle politique, car c’est bien sympa de se préoccuper de notre sécurité mais nous espérons tout de même que ce « jouet » inutile n’est pas trop cher et qu’il ne ponctionne par trop d’argent au budget de notre éducation, de notre santé et de notre bien-être ! Si nous prenons l’exemple de la municipalité de Saint-Etienne, cité par Laurent Mucchielli, le coût global de l’utilisation d’une caméra est de 19 403 euros par an. La Cour des comptes estime le coût de la vidéoprotection à 300 M€/an pour l’Etat et 300 M€/an pour les collectivités ! Voilà donc 600 M€/an qui sont utilisés à bon escient ! Nous disons encore : génial et merci !

Donc, au vu de l’inefficacité et du coût de ce fantastique outil que l’on nomme également la vidéotranquillité, nous comprenons mieux pourquoi il est le fer de lance de la politique sécuritaire du gouvernement et qu’il est l’argument principal de l’allègement des effectifs de police. De plus, quand on sait que cette somme colossale est directement amputée au budget de la prévention contre la délinquance et qu’il représentait 61% de celui-ci en 2010, on se demande pourquoi on ne l’a pas fait plus tôt au lieu de constituer une police de proximité, de développer les activités socio-culturelles et sportives, d’étayer les liens sociaux, d’amener les individus à investir l’espace public ou de encore sensibiliser à l’incivilité, etc.

Enfin, si nous nous attardons sur la question idéologique de la vidéoprotection, nous ne citerons pas comme à l’habitude Georges Orwell, mais Michel Foucault et le célèbre panoptique de Bentham. Le panoptique est une structure architecturale, notamment carcérale, qui permet à une personne d’en surveiller d’autres sans être vue. Ainsi, ce principe sert la constitution d’une société disciplinaire, selon Michel Foucault, dont l’objectif est de tenter de « définir à l’égard des multiplicités [humaines] une tactique de pouvoir qui réponde à trois critères : rendre l’exercice du pouvoir le moins coûteux possible[…], avec le maximum d’intensité […] lier enfin cette croissance ‘économique’ du pouvoir et le rendement des appareils à l’intérieur desquels il s’exerce ; bref faire croître à la fois la docilité et l’utilité de tous les éléments du système ». Et là encore, nous disons : génial et merci !

Avez-vous déjà entendu parler des « Suicide Girls » ?

Qualifiées de pin-up de l’underground ou de Playmates alternatives, les S.G. sont un véritable phénomène de société aux Etats-Unis.

Crées en 2001 à Portland ce projet émane d’une photographe qui a le désir de créer une communauté féminine et féministe partageant un même idéal de vie reposant sur une vision positive et différente du corps de la femme et de sa sexualité et assumant son indépendance à travers le do it yourself de la culture underground.

Ce projet va marquer l’émergence d’un érotisme au féminin. Il s’agit d’une vision érotique développée par des femmes pour des femmes. Les photos publiées sont suggestives et non pornographiques. Les modèles choisissent de montrer ce qu’ils veulent. Les modifications corporelles (tatoos, piercings) sont un élément important chez les Suicide Girls et un moyen d’assumer leur non conformisme, leur goût de la provocation dont la nudité est un aspect incontournable. Les photos ne sont pas retouchées, elles sont publiées à l’état brut, les femmes montrées sont « réelles »,  le but étant de prendre le contre-pied de la vision de la femme véhiculée par les médias.

Lorsque vous postulez pour devenir une S.G, vous devez l’assumer totalement.

Si votre candidature est retenue, vous avez droit de regard sur les photos publiées mais pas droit de propriété : « si tu deviens une S.G., tu dois l’ assumer toute ta vie! »

Chaque semaine, le site reçoit plus de 300 candidatures. Aujourd’hui, les S.G sont environ 2000 à travers le monde dont la majorité est américaine. 500 000 adhérents ont été recensés et 24 millions de pages sont vues chaque semaine.

Le phénomène suicide girls se propage partout. Plusieurs d’entre elles ont fait des apparitions dans des séries telles que l’excellente Californication ou la pseudo policière Les Experts Manatthan. (pas très underground pour le coup…)

Des célébrités comme l’ancien Nirvana Dave Grohl ou la sulfureuse Courtney Love ont aussi fait appel à leurs services pour apparaître dans leurs clips.

La démarche S.G. reste avant tout militante. L’esthétique non conformiste qu’elles revendiquent leur permet de proposer une vision de la femme libre, assumée et affirmée.

Un petit peu de Nostalgie qui est malheureusement toujours d’actualité.

Ecoutez bien les paroles ! Un constat accablant : 20 ans après la situation n’a pas vraiment changé.

Les paroles ne sont peut être pas très recherchées mais qu’importe : la puissance du message et l’énergie déployée font le reste.

Aujourd’hui Loran (guitariste des bérus) poursuit ses activités au sein du groupe breton : les ramoneurs de menhirs dont le style est assez chelou. Le concept : du punkrock celtique, savant mélange de Tri Yann et de guitares saturées. Vous pourrez en juger par vous même en visionnant la vidéo ci dessous.

Comme nous l’écrivions dans le dernier article, la démocratie directe semble la seule capable de faire de nous des citoyens dotés d’un pouvoir de décision.

Ainsi, quelles pistes peut-on mettre en place pour que celles-ci ne demeurent pas sur l’étagère poussiéreuse des utopies ?

Tout d’abord, pourquoi choisir un représentant alors qu’il suffirait de le tirer au sort ? Effectivement, si une personne doit en représenter d’autres nul besoin de prendre en compte ce qu’il pense, ce qu’il a fait, ce qu’il promet de faire, qu’il soit blond, brun, roux où on ne sait quoi. Il a juste besoin d’être doté de la parole de manière à pouvoir retransmettre les décisions du peuple. Il s’agit là de désigner un porte-parole et quoi de plus démocratique que celui-ci soit issu d’un résultat aléatoire, d’autant plus que, dans une démocratie, chaque citoyen a le droit et donc la capacité d’exercer un mandat.

Ce système peut se substituer à toute forme d’élection, syndicales, municipales, législatives, etc. Il désengage l’individu de toutes responsabilités, le protège de toute attaque personnelle, évite les conflits d’intérêts, le carriérisme, la quête de pouvoir, etc. De plus, il revalorise les devoirs du citoyen. C’est plus ou moins ce qui se fait en Islande où 1000 citoyens ont été tirés au sort pour représenter pour former une nouvelle assemblée constituante. Ainsi, 525 ont choisi de se présenter et 25 ont été élus par la population.

Bien sûr, c’est bien beau d’avoir un porte-parole mais encore faut-il qu’il puisse en porter une. Comment le peuple peut-il donc décider de ce que l’heureux tiré au sort doit faire ?

Une solution existe déjà : le référendum d’initiative populaire.

« Ce mécanisme permet aux citoyens de proposer des lois qui sont ensuite votées par l’ensemble des électeurs. Différents mécanismes permettent aussi de s’opposer à une loi par pétition ou de proposer un amendement de la constitution. » (Source : Wiki) Ainsi, le pouvoir législatif serait directement remis au peuple. C’est ce qui se fait déjà et depuis longtemps dans certains états de Nouvelle-Angleterre. Par ailleurs, nous avons bien plus confiance en l’avis de 10 millions de personnes qu’en celui de quelques technocrates.

Certes, ce système peut être soumis à la critique (il ne s’agit pas là d’un dogme), notamment sur le coût de l’organisation des référendums (comme nous l’avancions dans le dernier post) mais également sur le fait que cet outil peut être influencé par les lobbyistes, qu’ils soient financiers, industriels ou politiques. Mais encore une fois, une solution existe : la cyberdémocratie ! (à voir dans le prochain post)