Rendez-nous notre démocratie ! (suite)

Publié: décembre 7, 2011 dans Politics, Quotidien engagé, Révolution 2.0
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Comme nous l’écrivions dans le dernier article, la démocratie directe semble la seule capable de faire de nous des citoyens dotés d’un pouvoir de décision.

Ainsi, quelles pistes peut-on mettre en place pour que celles-ci ne demeurent pas sur l’étagère poussiéreuse des utopies ?

Tout d’abord, pourquoi choisir un représentant alors qu’il suffirait de le tirer au sort ? Effectivement, si une personne doit en représenter d’autres nul besoin de prendre en compte ce qu’il pense, ce qu’il a fait, ce qu’il promet de faire, qu’il soit blond, brun, roux où on ne sait quoi. Il a juste besoin d’être doté de la parole de manière à pouvoir retransmettre les décisions du peuple. Il s’agit là de désigner un porte-parole et quoi de plus démocratique que celui-ci soit issu d’un résultat aléatoire, d’autant plus que, dans une démocratie, chaque citoyen a le droit et donc la capacité d’exercer un mandat.

Ce système peut se substituer à toute forme d’élection, syndicales, municipales, législatives, etc. Il désengage l’individu de toutes responsabilités, le protège de toute attaque personnelle, évite les conflits d’intérêts, le carriérisme, la quête de pouvoir, etc. De plus, il revalorise les devoirs du citoyen. C’est plus ou moins ce qui se fait en Islande où 1000 citoyens ont été tirés au sort pour représenter pour former une nouvelle assemblée constituante. Ainsi, 525 ont choisi de se présenter et 25 ont été élus par la population.

Bien sûr, c’est bien beau d’avoir un porte-parole mais encore faut-il qu’il puisse en porter une. Comment le peuple peut-il donc décider de ce que l’heureux tiré au sort doit faire ?

Une solution existe déjà : le référendum d’initiative populaire.

« Ce mécanisme permet aux citoyens de proposer des lois qui sont ensuite votées par l’ensemble des électeurs. Différents mécanismes permettent aussi de s’opposer à une loi par pétition ou de proposer un amendement de la constitution. » (Source : Wiki) Ainsi, le pouvoir législatif serait directement remis au peuple. C’est ce qui se fait déjà et depuis longtemps dans certains états de Nouvelle-Angleterre. Par ailleurs, nous avons bien plus confiance en l’avis de 10 millions de personnes qu’en celui de quelques technocrates.

Certes, ce système peut être soumis à la critique (il ne s’agit pas là d’un dogme), notamment sur le coût de l’organisation des référendums (comme nous l’avancions dans le dernier post) mais également sur le fait que cet outil peut être influencé par les lobbyistes, qu’ils soient financiers, industriels ou politiques. Mais encore une fois, une solution existe : la cyberdémocratie ! (à voir dans le prochain post)

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