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John FRUSCIANTE, guitar-héroïne !

Publié: février 25, 2012 dans Larsen
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    • Son nom ne vous est peut-être pas familier mais il est pourtant considéré comme l’un des meilleurs guitaristes de sa génération… Auteur, compositeur et guitariste américain, J.F. fut pendant de nombreuses années musicien de l’ex groupe culte « RED HOT CHILI PEPPERS ».
    • Sa carrière au sein de ce groupe débute très tôt puisqu’il l’intègre à l’âge de 18 ans suite au décès de l’un de ses membres, Hillel Slovak pour overdose d’héroïne. Nous sommes en 1988.
    • Fan de la 1ère heure, Frusciante vit cette intégration comme un véritable conte de fées. Le groupe est alors en pleine ascension et la sortie de l’album Blood Sugar Sex Magiken 1991, avec Frusciante aux manettes, les propulse brutalement au rang de poids lourd du rock mondial.
    • Le succès est planétaire et le disque se vend à quelques 12 millions d’exemplaires. Les concerts s’enchaînent à un rythme effréné dans des salles et des stades toujours plus grands et les tournées deviennent très éprouvantes. Les sollicitations médiatiques se font de plus en plus nombreuses et J.F a du mal à assumer son nouveau statut de rock star.
    • Ce dernier vit très mal cette mise en lumière et, contre toute attente, il décide de prendre du recul et de quitter le groupe lors d’une tournée au Japon en 1992. Cette décision marquera un virage décisif dans sa vie et dans sa carrière artistique….
  • Il va alors se renfermer sur lui-même et louer une maison sur les hauteurs d’Hollywood, dans le but d’y entamer une auto-destruction créatrice et programmée. Il va sombrer progressivement dans la dépression et la toxicomanie. Cette descente aux enfers va durer entre 5 et 6 ans.
  • De son aveu, ce changement radical de vie était mûrement réfléchi : « « Quand j’ai décidé de devenir un junky, c’était une décision réfléchie. J’étais malheureux, sauf quand je prenais de la drogue. Donc, je devais prendre de la drogue tout le temps. Je ne me suis jamais senti coupable. J’étais toujours très fier d’être un junky ». 
  • En 1993, Johnny Depp décide de se rendre à son domicile pour y réaliser un documentaire : Stuff. Les images sont d’une violence extrême et le spectateur se rend compte de l’atmosphère sordide dans laquelle vit le guitariste et de son état de santé mental et physique. Frusciante est alors entre la vie et la mort. Cette période destructrice marquera pourtant la sortie de son premier album solo Niandra Lades and Usually Just a T-Shirt en 1994, véritable échec commercial avec seulement 45 000 copies vendues.
  •   Les mois qui suivent ne l’épargneront pas puisqu’il échappera successivement à l’incendie de sa villa puis à une overdose.Nous sommes alors en 1996…
  • Ces deux épisodes auraient pu le convaincre de limiter ses excès et, pourtant, il  poursuit son auto-destruction. La parution de son deuxième album solo Smile from the Streets You Hold aura pour objectif principal de renflouer son compte en banque afin de pouvoir se réapprovisionner en drogues….C’est en 1997 qu’il décide d’en finir avec ses excès et de suivre une cure de désintoxication. Les raisons qui l’ont poussé à se libérer de ses démons ne sont pas clairement établies. Frusciante sort peu à peu de sa dépendance mais son degré d’imprégnation est tel que sa santé mentale est altérée. Sa guérison est définitive courant 1998.La sortie de cette expérience narcotique va le conduire à opter pour un mode de vie radicalement différent fondé sur l’ascétisme, l’abstinence sexuelle et le yoga. Cette rédemption le conduira à réintégrer les « Red Hot » suite au limogeage de Dave Navarro, guitariste sur l’album « One hot Minute ».Il s’ensuit une période créative intense et, sous son impulsion l’album, « Californication » voit le jour en 1999. Sa sortie est un succès et le travail réalisé sur ce disque lui redonne son aura internationale. De son aveu, ce sont les meilleurs morceaux qu’il n’ait jamais composés.

    En parallèle de son travail au sein du groupe, il continue d’écrire ses propres morceaux en vue de sortir un nouvel album solo. Son projet se concrétisere en 2001 avec la sortie de  To Record Only Water for Ten Days , album introspectif et mystique dans lequel il clame son retour à une vie saine, spirituelle et équilibrée.

    Un nouvel opus des Red Hot ‘ »By the way »  voit le jour en 2002 et, comme sur le précédent, son travail y est colossal.

    Pourtant l’épanouissement artistique ne semble pas total puisqu’en parallèle des « Red Hot », il décide de monter un autre projet, «Ataxia», dans lequel il est accompagné de Joe Lally (Fugazi) et Josh Klinghoffer. Deux albums absolument sublimes voient le jour «  Automatic Writing » et « AW II ». La musique est totalement planante, l’atmosphère puissante, sincère et la voix de John y est déchirante.

    Lancé dans un délire créatif sans limites Frusciante annonce en juin 2004 qu’il veut enregistrer 6 albums et 6 mois. Le pari  est tenu puisque l’année 2004 va voir successivement la sortie de The will to death (juin), Automatic Writing ( août), The DC EP (septembre), Inside of emptiness (octobre), A Sphere in the hurt of Silence (novembre) et Curtains (décembre).

    L’année 2005 marque sa dernière collaboration avec les Peppers. Il participe à l’écriture et à la composition de Stadium Arcadium mais les divergences artistiques sont déjà trop importantes. C’est en 2009 qu’il annonce logiquement la fin de son travail avec le groupe et c’est son ami Josh Klinghoffer qui assure sa succession.

    John Frusciante mène aujourd’hui une carrière solo. Son dernier album, Sepulcros de Miel, est sorti en 2010 et il collabore activement à la composition des albums du groupe The Mars Volta.

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Comme nous l’écrivions dans le dernier article, la démocratie directe semble la seule capable de faire de nous des citoyens dotés d’un pouvoir de décision.

Ainsi, quelles pistes peut-on mettre en place pour que celles-ci ne demeurent pas sur l’étagère poussiéreuse des utopies ?

Tout d’abord, pourquoi choisir un représentant alors qu’il suffirait de le tirer au sort ? Effectivement, si une personne doit en représenter d’autres nul besoin de prendre en compte ce qu’il pense, ce qu’il a fait, ce qu’il promet de faire, qu’il soit blond, brun, roux où on ne sait quoi. Il a juste besoin d’être doté de la parole de manière à pouvoir retransmettre les décisions du peuple. Il s’agit là de désigner un porte-parole et quoi de plus démocratique que celui-ci soit issu d’un résultat aléatoire, d’autant plus que, dans une démocratie, chaque citoyen a le droit et donc la capacité d’exercer un mandat.

Ce système peut se substituer à toute forme d’élection, syndicales, municipales, législatives, etc. Il désengage l’individu de toutes responsabilités, le protège de toute attaque personnelle, évite les conflits d’intérêts, le carriérisme, la quête de pouvoir, etc. De plus, il revalorise les devoirs du citoyen. C’est plus ou moins ce qui se fait en Islande où 1000 citoyens ont été tirés au sort pour représenter pour former une nouvelle assemblée constituante. Ainsi, 525 ont choisi de se présenter et 25 ont été élus par la population.

Bien sûr, c’est bien beau d’avoir un porte-parole mais encore faut-il qu’il puisse en porter une. Comment le peuple peut-il donc décider de ce que l’heureux tiré au sort doit faire ?

Une solution existe déjà : le référendum d’initiative populaire.

« Ce mécanisme permet aux citoyens de proposer des lois qui sont ensuite votées par l’ensemble des électeurs. Différents mécanismes permettent aussi de s’opposer à une loi par pétition ou de proposer un amendement de la constitution. » (Source : Wiki) Ainsi, le pouvoir législatif serait directement remis au peuple. C’est ce qui se fait déjà et depuis longtemps dans certains états de Nouvelle-Angleterre. Par ailleurs, nous avons bien plus confiance en l’avis de 10 millions de personnes qu’en celui de quelques technocrates.

Certes, ce système peut être soumis à la critique (il ne s’agit pas là d’un dogme), notamment sur le coût de l’organisation des référendums (comme nous l’avancions dans le dernier post) mais également sur le fait que cet outil peut être influencé par les lobbyistes, qu’ils soient financiers, industriels ou politiques. Mais encore une fois, une solution existe : la cyberdémocratie ! (à voir dans le prochain post)

Comme nous l’avons déjà évoqué dans Baz’Art, notre système démocratique est en crise. Les décisions prises par les hommes politiques censés nous représenter sont en rupture totale avec le bon sens et le bien commun. On en vient à se demander si le politique représente une autre personne que lui-même.

A combien de référendums avez-vous participé ? Pour notre part, un seul, et comble du cynisme le Parlement n’a pas tenu compte de l’avis du peuple. Combien d’élus sont-ils venus vous demander votre avis ? Pour notre part, aucun !

Comme toujours, l’argument avancé pour éviter de faire participer le peuple aux décisions est le coût : le précédent référendum relatif à la ratification du Traité constitutionnel européen était proche des 130 millions d’euros (voir ici). Sans compter que, selon nous, l’argument officieux et essentiel est que les politiques n’ont pas envie de voir le peuple se mêler de leurs affaires obscures !

Tout ceci pour en venir au fait qu’il est urgent de panser et de penser nos démocraties en établissant la démocratie directe ou participative !

Ainsi, au-delà de la critique de notre système et des « il faut », tentons de réfléchir à la construction de solutions en élaborant des pistes concrètes.

Nous vous proposerons dans le prochain post quelques pistes, sachant que vos commentaires nous intéressent.

Bienvenue !

Publié: octobre 8, 2011 dans Quotidien engagé
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C’est en flânant sur les rétrospectives de « Là-bas si j’y suis » que nous avons découvert un lieu où l’utopie prend vie par les convictions de paysans sans terre qui ont décidé de reprendre ce qui leur appartenaient. A une époque où beaucoup cherchent une alternative à un monde dans lequel l’homme est dépossédé, les habitants de Marinaleda nous inspirent !

Et puisque certains l’ont déjà évoqué, autant vous le faire partager…

http://utoplib.blogspot.com/2010/05/marinaleda-les-yeux-dans-les-yeux.html